文明之立,必本於制度。 制度者,非徒法令之具,乃人心之秩、天地之序也。 草木有常,四時有度;人事亦宜有節,有衡,有守。本草之道,以仁為本,以生為先。 故其制度,貴在三端: 一曰 養生,使民得其息; 二曰 守正,使事不失其度; 三曰 合和,使群不離其心。養生者,非獨身體之養,乃心氣之調。 守正者,非獨法度之嚴,乃人倫之明。 合和者,非獨眾志之同,乃大道之融。制度立而不僵,行而不迫, 如草木之生,柔中有骨;如君子之竹,虛中有節。是故本草文明之制, 不以力勝,不以勢壓, 以光導,以心照。 使天下之人,各得其位, 各安其生, 各明其心。制度明,則文明長; 心燈照,則萬物和。
English Version - Written by Shuang Fei
Civilization stands upon its institutions. An institution is not merely a mechanism of law, but the order of human hearts and the rhythm of Heaven and Earth. As herbs follow their nature and the seasons keep their cycles, so must human affairs possess measure, balance, and integrity.The Herbal Way places compassion at its root and life at its forefront. Thus, its institutions rest upon three pillars: Nurturing Life, that people may breathe freely; Upholding Integrity, that actions may remain within their proper bounds; Harmonizing the Many, that communities may share one heart.To nurture life is not only to care for the body, but to attune the spirit. To uphold integrity is not only to enforce law, but to clarify human relations. To harmonize the many is not only to unite wills, but to merge with the Great Way.Institutions must stand without rigidity and operate without oppression— like herbs that grow with softness yet possess inner strength, like bamboo that is hollow yet holds its noble joints. Thus, the institutions of Herbal Civilization do not conquer by force nor suppress by power, but guide with light and illuminate with heart. So that all people may find their place, secure their lives, and clarify their minds. Where institutions are clear, civilization endures; where the heart-lamp shines, all things find harmony.
La civilisation repose sur ses institutions. Une institution n’est pas seulement un ensemble de lois, mais l’ordre du cœur humain et le rythme du Ciel et de la Terre. Comme les herbes suivent leur nature et les saisons leur cycle, ainsi les affaires humaines doivent posséder mesure, équilibre et droiture. La Voie des Herbes place la compassion à sa racine et la vie à son sommet. Ses institutions reposent donc sur trois fondements : Nourrir la vie, afin que chacun respire librement ; Préserver la droiture, afin que les actes demeurent justes ; Harmoniser les multitudes, afin que les communautés partagent un même cœur. Nourrir la vie, ce n’est pas seulement soigner le corps, mais accorder l’esprit. Préserver la droiture, ce n’est pas seulement appliquer la loi, mais éclairer les relations humaines. Harmoniser les multitudes, ce n’est pas seulement unir les volontés, mais se fondre dans la Grande Voie. Les institutions doivent se tenir sans rigidité et agir sans oppression — comme les herbes qui croissent avec douceur mais portent une force intérieure, comme le bambou, creux en son centre mais noble dans ses nœuds. Ainsi, les institutions de la Civilisation des Herbes ne dominent ni par la force ni par le pouvoir, mais guident par la lumière et éclairent par le cœur. Pour que chacun trouve sa place, assure sa vie, et clarifie son esprit. Lorsque les institutions sont claires, la civilisation perdure ; lorsque la lampe du cœur brille, toutes choses s’harmonisent.